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AGENDA
 
9 août: Rassemblement contre les algues vertes à Lorient

Evénements Vert le Jardin: 
- Août: C'est l'été chez Raymonde
- 17 août: Jardiner c'est la santé  - Geste et posture au jardin
- 27 août: Jardiner c'est la santé- Cuisiner les légumes du jardin


Septembre:
- Visites de ferme et dégustations de produits
- Campagne Manger Bio et Local c'est L'Idéal
LES ÉVÈNEMENTS A VENIR
RASSEMBLEMENT CONTRE LES ALGUES VERTES
A LORIENT (9 août)
Les organisations membres du collectif "Morbihan contre les fermes-usines" organisent un rassemblement contre les algues vertes et l'agro-business à la Cité de la Voile à Lorient à partir de 12h30.

Au programme: Pique nique musical et déambulation
C'EST L’ÉTÉ CHEZ RAYMONDE AVEC VERT LE JARDIN (AOÛT)
C'est l'été chez Raymonde: De nombreux événements jardinage avec Vert le Jardin. 

Gratuit sur inscription: 02 98 46 06 92 - bretagne@vertlejardin.fr



 
JARDINER C'EST LA SANTÉ AVEC VERT LE JARDIN
(17 et 27 
AOÛT)
Vert le Jardin propose deux ateliers "Jardiner c'est la santé" au mois d'août:
- Gestes et postures au jardin le lundi 17 août à 14h
- Cuisiner les légumes du jardin le jeudi 27 août à 14h

Infos et inscriptions: 02 98 46 06 92 - bretagne@vertlejardin.fr
DÉGUSTATION DE PRODUITS, PETITS DEJ OU GOÛTER BIO A LA FERME (septembre 2020)
Plusieurs agriculteurs vous ouvrent les portes de leur ferme au mois de septembre pour vous faire découvrir leur façon de travailler et leurs produits. Deux formats seront proposés:

- Visite de ferme et dégustation de produits sur 3 fermes à la ferme de Liorz à Plouégat-Guérand, à la ferme des Pâtureurs du Tonnerre à Saint-Goazec et à la ferme aux 10 vaches à Querrien (Gratuit)

- Format Petit-Déjeuner Bio à la Pépinière Aromatic à Scaër ou Goûter/Brunch Bio à la ferme de Traon Bihan à Brest avec de nombreuses animations: (Format payant: 6 euros adultes, 4 euros tarif réduit et 3 euros tarif enfant + 3 euros par personne pour la consigne du bol édition 2020)

Voir tract ci-joint

Plus d'informations à venir...
EN VIDÉO
Le GAB44 (Groupement des Agriculteurs Bio de Loire-Atlantique) a lancé une web-série de 4 épisodes qui casse les idées reçues sur l'Agriculture biologique avec le youtubeur Nicolas Meyrieux et les paysans bio du 44 ! Nous vous partagerons chaque mois un épisode, à voir ou à revoir sans modération.
Episode 2: La Bio, meilleure pour la planète?

Eau, climat, biodiversité… poursuivons notre exploration avec Nicolas Meyrieux au coeur des fermes Bio de Loire-Atlantique !
Embarquons pour un deuxième épisode de cette web-série du GAB 44. Réalisée par Leo Leibovici et Guillaume Juin - Filmmaker
Co-écrite avec Stan Perre et les paysans bio du 44 !
Co-Produite par Micelium Prod et WASSUP'PROD

Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo
LA RUBRIQUE DU CONSOM'ACTEUR
Campagne Manger Bio et Local, c'est L'Idéal !
Organisez un événement près de chez vous
Pour une nouvelle année, le réseau des Agriculteurs bio organise la campagne nationale «Manger bio et local, c’est l’idéal» à la rentre 2020. Cette campagne est l’occasion de mettre la bio locale en avant pendant une quinzaine de jours.

Comme chaque année nous proposons aux adhérents qui souhaitent organiser des événements sur cette semaine de les accompagner au niveau de la communication (tracts, affiches, banderoles, fléchage, relations médias, réseaux sociaux…).
La Campagne Manger Bio et Local c’est
l’idéal, c’est ...

» Un programme d’animations diversifiées...
» La possibilité de faire découvrir les contributions positives de l’agriculture bio locale
(emplois, protection de l’environnement et de la santé...)...
» L’occasion d’expliquer pourquoi et comment consommer des produits bio locaux.

Quatre bonnes raisons pour organiser un événement pendant cette campagne :
» Faites découvrir vos activités et votre impact sur le territoire
» Affichez votre engagement pour l’agriculture biologique
» Participez à une action collective de communication locale et nationale sur l’agriculture biologique
» Allez à la rencontre du grand public

Qui peut organiser un événement ?
» Une association locale
» Une commune
» Un citoyen
» Un agriculteur
» Une entreprise
» Un magasin
» Un restaurant...

Toutes les idées sont les bienvenues !
» Causeries, cafés-citoyens…
» Ciné débat, conférences
» Ateliers cuisine, plantes aromatiques ...
» Parcours de découverte à vélo
» Spectacle, Fest Noz à la ferme...
» Fermes ouvertes
» Portes ouvertes (boulangerie, brasserie…)
» Animations, dégustations en magasin ou sur les marchés
» Goûter, apéro, pique-nique ou repas bio

Tous les types d’événements sont possibles ! Laissez agir votre imagination et n’hésitez pas à être créatif, du moment que l’événement a pour but de mettre en avant la bio locale !

Contact et inscription pour organiser un événement:
02 98 25 58 18 ou a.lannuzel@agrobio-bretagne.org

 
Fin des pesticides dans tous les espaces publics:
Participez à la consultation !
Pour rappel au 1er janvier 2017, la loi Labbé avait interdit aux personnes publiques d'utiliser des pesticides de synthèse pour l'entretien des espaces verts, forêts, promenades et voiries. Cependant, toutes les zones non agricoles n'étaient pas couvertes...
Etaient jusqu'à présents exempts de cette interdiction, les jardins des copropriétés, les parcs et jardins privés, les résidences hôtelières, les campings, les jardins familiaux, les parcs d'attractions, les zones commerciales, les lieux de travail, les cimetières, les établissements d'enseignement et les établissements de santé.
 
Grâce à l'action d'ONG, dont Générations Futures et Noé, ainsi qu'à l'action menée sans relâche du sénateur Joël Labbé, un nouveau projet d'arrêté a été mis en consultation depuis début juillet pour proposer d'étendre l'interdiction consacrée par la loi Labbé à tous les lieux de vie à la seule exception des terrains de sport de haut niveau.
 
C'est une très bonne nouvelle que le ministère de l'Ecologie souhaite cet élargissement de l'interdiction (notamment cette question des copropriétés dans lesquelles il est encore possible d'avoir recours à ces pesticides dangereux).

Mais il y a encore des améliorations possibles à obtenir de ce texte car certaines zones sont toujours non couvertes. 
Cliquez ici pour participer à la consultation

Bien-être animal: Soutenez un projet d'abattage à la ferme !
Pour la première fois des éleveurs.euses conduisent une solution d'abattage à la ferme qui sera transposable partout en France. Un financement participatif est lancé pour soutenir le projet.

L'abattage des animaux sur leur lieu de vie. C’est le souhait des 150 éleveur.euse.s réparti.e.s en Loire-Atlantique et en Vendée de voir aboutir dès 2021 ce projet porté depuis 3 ans.

Un test d'abattage a déjà été réalisé et validé par les services de l'état. L'AALVie a bénéficié de l’appui des collectivités locales, départementale et régionale pour l'étude de faisabilité.

Plus d'infos

Cliquez ici pour soutenir le projet
DES PRODUITS BIO
PRES DE CHEZ VOUS
Les news de http://bonplanbio.fr/ en Finistère ! Voici les nouveaux inscrits sur le site ou bien des mises à jour de points de vente de nos adhérents bio :
Biomonde Daoulas, épicerie bio à Daoulas Laetitia Cimier,
Eric Robin, Les pâtes bio de Quimperlé, pâtes bio à Quimperlé,
Le Pépin et la Plume, légumes, fruits et oeufs bio à la Roche Maurice,
- La Ferme de Kercabon Vras, légumes et petits fruits bio à Bannalec, Silvent Robin
- André Galéron, légumes bio à Plougastel-Daoulas.
Retrouvez-les en 3 clics !
ACTU

VENTE DE SEMENCES PAYSANNES A DES AMATEURS, UNE CLARIFICATION JURIDIQUE BIENVENUE

Les semences paysannes enfin autorisées à la vente

Bonne nouvelle pour la biodiversité : la vente des semences reproductibles est enfin autorisée par la loi française, mais aux jardiniers amateurs seulement. Une victoire, quant on sait que 90 % des variétés agricoles traditionnelles ne sont plus cultivées. Mais l'Europe n'approuve pas cette loi.

La vente de semences paysannes est enfin autorisée par la loi. Des semences que leurs défenseurs préfèrent nommer semences reproductibles. Une commercialisation qui ne s'adresse qu'aux jardiniers amateurs et aux collectivités.

La nouvelle n'a pas fait grand bruit


Discrètement publié au journal officel le 11 juin 2020, ce texte fait suite à un premier texte voté en 2016 mais censuré par le Conseil constitutionnel.
 
Avant cette loi, un maraîcher qui cultivait ses propres fruits et légumes ne pouvait pas commercialiser des semences issues de sa propre production. Seules les semences répertoriées et inscrites dans un catalogue officiel sont autorisées à la vente.

"Cette obligation  fait le jeu des grands semenciers de la planète, à savoir Monsanto (absorbé par Bayer en 2016), DuPont, Syngenta ou encore le groupe coopératif Français Limagrain..."

Anita Siegrist Responsable Communication association Kokopelli

Les semences hybrides

Les semences desquelles est issue une grande majorité des fruits, des légumes ou encore des plantes que nous achetons, sont des semences hybrides. Ce ne sont pas des OGM (Organisme génétiquement modifié), mais pour les obtenir, il faut pousser la sélection variétale à l'extrême. Concrètement, vous sélectionnez une tomate A, très rouge pour sa couleur et une autre tomate B, pour la dureté de sa peau. Ces deux qualités A et B sont alors réunies au sein d'une même tomate, grâce à la sélection génétique. Vous obtenez ainsi une tomate appétissante par sa couleur et robuste pour le transport avec sa peau dure.

C'est ce que l'on appelle une semence hybride F1 (hybride de première génération stérile ou dégénérescente) pour désigner une hybridation poussée à l'extrême. Le spectre génétique de cette graine de tomate, qui n'est pas présent au départ dans la nature, est tel que pour se développer, on doit lui ajouter des engrais et des pesticides, en quantité "raisonnée",  pour qu'elle donne un fruit. Cette sélection génétique rend volontairement les graines de cette tomate stériles ou peu reproductibles. Donc, si vous replantez cette graine, votre production ne sera jamais à la hauteur de ce que vous avez récolté l'année précédente. Il se peut même qu'elle ne pousse pas du tout. Le cultivateur doit donc commander chaque année des graines, des engrais et des pesticides pour obtenir une récolte à peu près constante. D'autant plus que cette semence hybride F1 appartient au groupe industriel qui l'a développée, vous ne pouvez donc pas la réutiliser, elle est protégée par un brevet.

 

"Qui contrôle la semence, contrôle les peuples"

 
La majeure partie des groupes semenciers, comme ceux cités précédemment sont également des multinationales agrochimiques. Ces dernières déposent des brevets pour ces semences F1, ce qui empêche quiconque de s'approprier leurs graines "programmées" pour devenir inopérantes. Des semences brevetées et inscrites au catalogue officiel du ministère de l'Agriculture ainsi qu'au niveau Européen. A la différence des semences paysannes (semences reproductibles) qui restent libre de droit. Une différence de taille, puisque seules les semences inscrites au catalogue officiel peuvent être commercialisées.

Ces brevets sur le vivant sont une aberration pour l'association Kokopelli qui distribue depuis plus de 20 ans ces semences anciennes en dépit de la loi qui le lui interdit, comme nous le confie son président Ananda Guillet.

"Cette contrainte est bénie par les multinationales comme Bayer et les autres, ils peuvent ainsi contrôler les semences, les agriculteurs et la nourriture que nous mangeons. Mais l'agriculture est née il y a 45 00 ans et les échanges de semences comme leur reproduction ont toujours fait partie de son histoire. Ce qui est illégal aujourd'hui existe depuis des dizaines de milliers d'années. C'est l'agro-industrie qui a décidé au lendemain de la seconde guerre mondiale de changer ces règles de libre distribution et de gratuité. On y voit bien la mainmise de l'agro-industrie sur le politique."

Ananda Guillet Président association Kokopelli

 
Une autre organisation lutte depuis des années contre cette interdiction : le réseau semences paysannes.
Ce retour officiel des semences reproductibles est donc une bonne nouvelle pour ces associations. Un premier pas, car elles ne peuvent être vendues qu'aux jardiniers amateurs ou aux collectivités, comme précisé dans le Journal officiel. L'association va t-elle alors inscrire ces semences paysannes au catalogue officiel ? 

"Certainement pas. Il n'y a aucune raison d'inscrire le vivant sur un catalogue. Nous ne voulons pas rentrer dans ce jeu. On inscrit seulement quelque chose qui est stable. C'est une aberration juridique, éthique et botanique. C'est aussi financier, cela a un coût, ce qui favorise les grands groupes. On s'y refuse. Nous sommes des militants. Nous ne voulons pas rentrer dans ce jeu.

Historiquement on a industrialisé l'agriculture après la guerre 39-45 pour augmenter la production.

Le problème c'est que cette homogénéisation des variétés créée par les industriels au lendemain de la guerre permet de contrôler aujourd'hui les variétés autorisées sur le marché. Ce qui conduit à la standardisation de notre alimentation et à un appauvrissement de la biodiversité. C’est une industrie récente qui a décidé de changer ces règles fondées sur la gratuité et la libre distribution."

Ananda Guillet Président association Kokopelli

 
Biodiversité et industrie chimique ne font pas bon ménage

Pour le président de l'association Kokopelli, un autre problème se pose. Ces hybrides F1 sont des variétés souvent mono résistantes. Elles sont "programmées" pour résister essentiellement à une seule maladie, comme le mildiou sur la tomate par exemple. Cela va à l'encontre de la biodiversité. Alors que les semences reproductibles ont des résistances horizontales, qu'elles transmettent de génération en génération. Elles peuvent donc s'acclimater dans tous les terroirs imaginables et possibles. Les préserver et les distribuer, c'est donc conserver une partie de la biodiversité.

"La plupart des groupes semenciers multinationaux sont aussi des firmes agrochimiques. Les semences ne sont pas très onéreuses. Les profits de ces groupes se font essentiellement sur les ventes des engrais et des pesticides. C'est un marché très lucratif. Ils détiennent à la fois les semences et les produits chimiques pour les faire pousser. Ce sont des gens puissants, pour preuve de leur influence, cette loi qui vient de paraître en France, a été mise en stand-by il y a quelques jours par la Commission européenne. Est-il éthique que des firmes privées déposent des brevets sur du vivant ? C'est scandaleux !"

Ananda Guillet Président association Kokopelli

La culture biologique logée à la même enseigne

Ces semences hybrides représentent également la majorité des semences utilisées par l'agriculture biologique. Pour les défenseurs de ces semences reproductibles, il n'est pas normal de ne pas pouvoir ressemer l'année suivante ces variétés hybrides. 

C'est une très bonne nouvelle aussi pour la Conféderation paysanne qui se réjouit d'une telle décision. "On défend la biodiversité et le maintien des espèces anciennes. Ces espèces qui disparaissent possèdent des qualités qui pourront nous servir demain pour nous adapter aux conditions climatiques changeantes et aux differentes maladies auxquelles les cultures devront faire face dans le futur. C'est le même problème avec les animaux et la conservation des races anciennes", explique Charlotte Kerglonou, porte parole de la Confédération paysanne d' Ille-et-Vilaine

Cette autorisation de vendre des semences reproductibles ou paysannes représente aujourd'hui une avancée pour les défenseurs de la biodiversité. Leur but : essayer de retourner vers l’autonomie alimentaire et semencière. Mais ces ventes autorisées ne concernent que le marché des jardiniers amateurs et des collectivités. Un marché anecdotique et peu lucratif pour les grandes firmes semencières, même si vous y ajoutez les plusieurs milliers de paysans et de maraîchers en Europe qui ont déjà recours, en toute illégalité, à ces semences paysannes. Des hommes engagés pour préserver une partie de notre biodiversité, souvent dans l'illégalité, car pour ces derniers il y a des "intérêts plus essentiels que ceux de l'agro-industrie" ajoute Anonda Guillet.

Mais ils sont peu nombreux et peu influents, à la différence des agriculteurs clients de l'agro-industrie. Du côté de l'Europe, on semble jouer la montre, en émettant un avis circonstancié sur cette loi. La Commision européenne estime que la vente, même pour le jardinage est contraire à la loi européenne. Les lobbyistes seraient-ils dans la place ? Sauf que la loi a été inscrite au Journal officiel le 11 juin 2020. Elle est donc applicable en France. Une loi qui pourtant tombe sous le bon sens du vivant.
Un bras de fer va maintenant s'engager entre le ministère de l'Agriculture et la Commission européenne car la vente de ces semences reproductibles a bel et bien éclos en France. L'association Kokopelli, elle, poursuit son combat. Elle distribue chaque année plus de 700 000 sachets de semences paysannes dans l'Hexagone et à l'étranger.

"N’oublions pas que 90 % des variétés agricoles traditionnelles ne sont plus cultivésaime à rappeler Frédérique Tuffnell, ex-députée LREM, désormais membre du groupe Écologie démocratie solidarité.

 

QUALITÉ DES EAUX: UN POSTE DE RECOURS INSTALLE SUR LA PLAGE DU RIS PAR L'ASSOCIATION "BAIE DE DOUARNENEZ ENVIRONNEMENT"

Pollution bactériologique, algues vertes, à Douarnenez la plage du Ris est régulièrement fermée. L'association "Baie de Douarnenez Environnement " y a installé symboliquement un "poste de recours" pour alerter les baigneurs et demander aux élus d'agir pour la qualité des eaux dans le bassin versant.


Depuis le mois de juin, la plage du Ris qui fait face à la ville de Douarnenez, dans le fond de la baie, a été fermée préventivement par la mairie à quatre reprises, pour cause de pollution bactériologique. Une manière pour la ville d'éviter une fermeture administrative de longue durée, car les mesures de qualité des eaux ne sont ainsi pas prises en compte par l'ARS, l'Agence Régionale de Santé. En 2019, le préfet du Finistère avait fermé la plage, ce qui avait affecté la réputation de la baie.


Un "poste de recours" près du poste de secours

C'est pour protester contre ces fermetures récurentes et pour continuer à alerter sur le problème des algues vertes que l'association Baie de Douarnenez Environnement a installé symboliquement une petite cabine en bois devant la plage :  un "poste de recours", non loin du poste de secours des sauveteurs qui surveillent la baignade. Drapeau vert d'un côté, noir de l'autre, car pour l'association de défense de l'environnement, "On ne peut pas s'habituer aux pollutions, plus ou moins visibles ou détectables suivant les conditions météo ou de marées." Christophe Deniel, l'un des militants écologistes, explique que "même si, ce samedi, les algues vertes ne jonchent pas la plage, six échouages ont eu lieu depuis le printemps et 650 tonnes ont été ramassées alors que l'on n'est qu'à mi-saison, contre 400 tonnes l'an dernier."


Cahier de doléances

Les militants de l'association tiendront une permanence quotidienne dans ce "poste de recours", de 13 h 30 à 17 h, jusqu'au 15 août. Un cahier de doléances y sera mis à disposition des personnes, locaux ou vacanciers, qui désirent donner leur avis sur la question. Le cahier sera ensuite transmis aux élus de la communauté de communes, car ce sont à eux, via le syndicat de bassin versant, que "Baie de Douarnenez Environnement" demande d'agir en amont pour préserver la qualité de l'eau. 

Ces dernières années, la provenance agricole des pollutions bactériologiques a été mise en évidence. De même pour les nitrates dont le ruissellement jusqu'à la baie entraine la prolifération des algues vertes.


"Aller vers une transition agricole"

C'est donc une transition agricole que demande l'association, alors que deux projets d'élevages intensifs font en ce moment polémique dans le pays de Douarnenez : une création de poulailler industriel au Juch et l'extension d'un élevage porcin à Pouldergat"Chaque projet, pris individuellement, est peut-être dans les clous, explique Christophe Deniel, mais la pression en azote sur le territoire n'en demeure pas moins trop élevée. C'est une gestion globale qu'il faut avoir et non pas une gestion projet par projet".

Source: France 3 Bretagne

LA MOITIÉ DES FERMES EN AGROÉCOLOGIE EN 2040 : MAIS QUI VA DÉCIDER DE LEUR ATTRIBUER DES TERRES?

Elle a la lourde mission d’attribuer les terres agricoles, que se disputent exploitations agricoles classiques ou bio, projets agro-industriels et, demain, fermes en agroécologie. Aucune réforme agraire « climato-compatible » ne se fera sans elle. Pourtant, on en parle peu : la Safer est une instance collective où siègent des élus et des représentants du monde agricole, qui a tous les attributs d’un Parlement pour partager le foncier. Sauf la transparence.

La ferme fait trente hectares. Une bâtisse, un hangar en bon état et des prairies en bordure de forêt. « L’acheteur, M. Lainé, est chirurgien-dentiste. On a quatre autres candidats à l’achat », explique le conseiller technique à la vingtaine de personnes réunies [1]. Cet après-midi, ils vont décider de qui peut acheter la terre. Il faudra quelques heures pour délibérer et trancher, une trentaine de ventes vont être examinées. « Parfois, nous avons plus de dix candidats pour une même parcelle. »

Nous sommes dans les locaux de la Safer, en Charente-Maritime à Saintes. Le « comité technique » va commencer, la session a lieu en moyenne une fois par mois. L’assemblée se tient à huis clos. Tous ont signé une clause de confidentialité, aucun observateur n’est admis. Notre journaliste a bénéficié de la confiance de la Safer locale qui l’a autorisée à entrer à condition de signer également la clause de confidentialité.

Les Safer – Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural, il en existe une par département – sont peu connues du grand public. Leur rôle d’arbitre des ventes les rend pourtant puissantes. Elles peuvent, une fois que la vente est conclue entre un vendeur et un acheteur [2], annuler la transaction et proposer un candidat à l’achat qui lui semble davantage porteur de l’intérêt général.

Qui siège au sein des Safer

Dans la salle, les tables ont été disposées en U. L’image zoomée du cadastre est projetée sur le mur. En bleu, la ferme à vendre. En jaune, la ferme d’un voisin, M. Rosière, qui est aussi l’un des candidats à l’achat. M. Rosière a pour l’instant quatre-vingt hectares et souhaiterait s’agrandir « pour que son fils puisse le rejoindre à la ferme ». Le conseiller technique développe ensuite le projet « M. et Mme Driand, 29 ans et 27 ans qui se portent candidats pour installer un élevage de vaches laitières ».

Qui sont les députés de ce petit Parlement ? Les agriculteurs, représentés par leurs syndicats. Mais aussi ceux qui accompagnent leurs projets d’installation, la Chambre d’agriculture locale, les assurances et les banques. On trouve d’autres acteurs de la vie rurale : le Conservatoire d’espaces naturels, l’association des chasseurs, l’association des maires, et le syndicat de la propriété rurale. Un élu du Conseil départemental et un élu du Conseil régional sont aussi autorisés à entrer et voter. Chaque structure égale une voix. Seul contre-pouvoir à l’assemblée, l’État.

« Les opérations menées par la Safer doivent être conformes à la réglementation », explique Philippe de Guénin, commissaire du gouvernement pour le ministère de l’Agriculture pour la région Nouvelle-Aquitaine. Avec son homologue du ministère des Finances, ils observent les décisions. Et disposent d’un droit de veto. « La Safer utilise son pouvoir, en échange nous exerçons une surveillance. En réalité, on se conseille, on s’écoute mutuellement. » [3] Quel type de cas peut poser problème ? « Récemment, nous avons eu affaire à un candidat souhaitant installer des panneaux photovoltaïques », confie Philippe Tuzelet, le directeur général de la Safer régionale. « Doit-on le favoriser ou non ? La Safer n’a pas su décider. » Philippe de Guénin tranche. Le projet de production d’énergie solaire est refusé. Produire l’alimentation est la priorité n°1, « dans une zone de bonne qualité agronomique ».

Depuis les années 2000, les Safer sont de plus en plus sollicitées. De nombreux agriculteurs partent en retraite – la moyenne d’âge des agriculteurs en 2018 atteint 51 ans (contre 40 ans pour la population active). Les ventes de biens agricoles sont plus nombreuses qu’avant. En 2018, 404 400 hectares de terre agricole (4044 km2) ont été vendus en France, avec 90 800 ventes. Deux ans plus tôt, on enregistre 10 000 transactions en moins, pour 357 900 hectares [4].

Un « gendarme du foncier » ?

« Mme Leblond veut s’installer en maraîchage et vendre localement, elle a 22 ans et vient de terminer un Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole... », reprend le technicien, qui présente enfin la dernière candidate : « Mme Vitello est une ancienne cadre du secteur bancaire en reconversion professionnelle. Elle porte un projet de maraîchage pour vendre localement également. Elle a 37 ans et a validé son diplôme pour avoir la capacité agricole. »

Le Président appelle maintenant à voter. Chacun choisit un seul candidat. Les mains se lèvent. Le projet de M. et Mme Driand l’emporte. On passe à une autre vente, il y en aura vingt-six en tout. Sur quoi les choix reposent-ils ? « Sur les critères les plus objectifs possibles », précise, un peu plus tard, Philippe Tuzelet.

La taille des fermes d’abord. Les élus orientent leurs décisions pour freiner les appétits capitalistes. « On ne peut cumuler les hectares à l’infini. » Philippe Tuzelet se réfère à la loi du « contrôle des structures » autorisant un nombre d’hectares maximum par ferme. Le plafond varie en fonction de la production agricole et du département. En Charente-Maritime par exemple, on ne peut travailler dans une ferme d’élevage qui dépasse 188 hectares, dans l’Orne, on ne peut étendre sa ferme céréalière au-delà de 140.

La valeur pour le territoire entre en compte. « On favorise les projets qui apportent de la valeur économique et de l’emploi », poursuit Philippe Tuzelet qui insiste sur la nécessaire « diversification des productions agricoles. » Les modes de production biologique et industriel sont-ils en compétition ? Pas sur les terres déjà cultivées en agriculture bio. « Depuis 2014, la loi impose à la Safer d’attribuer des terres bio en priorité à un agriculteur biologique », continue-t-il. La part de subjectivité propre à chaque élu joue enfin un rôle dans le choix, parfois délicat, de l’acheteur : « On vote pour les projets qui nous paraissent les plus méritants. »

Lorsque la Fédération des Safer est créée en 1960, elle répond à un besoin de répartition. L’objectif : faire justice pour éviter de démembrer des fermes viables et pour faciliter l’accès à la terre aux jeunes agriculteurs. « Aujourd’hui encore on évite les conflits fonciers en France », assure Emmanuel Hyest, le président national de la Safer.

Mais les décisions de la Safer sont très critiquées. Dans les campagnes, sa réputation de « gendarme du foncier » la dessert. Les agriculteurs voudraient pouvoir faire leurs affaires et acceptent mal ses interventions. D’autant qu’elles sont totalement opaques. Pour le monde extérieur, la Safer apparaît comme une forteresse.

Le secret comme règle

« Nous ne connaissons pas la teneur des échanges, nous n’avons aucun renseignement sur les débats mais seulement sur la décision prise », explique Thomas, un agriculteur en recherche de terres qui a été débouté. Pour lui, la démocratie de la Safer passe par plus de transparence. « Pourquoi ne peut-on pas s’inscrire pour assister à un comité technique comme on peut le faire dans un conseil municipal ? Qu’est-ce que la Safer aurait à cacher ? » On le sait, le mode de culture et l’usage des pesticides impactent la santé des riverains. Pourraient-ils assister au débat pour comprendre les motivations et le projet de leur futur voisin agriculteur ?

La proposition laisse le président Emmanuel Hyest dubitatif. « On ne peut pas ouvrir le comité technique aux citoyens... C’est la vie des individus qui est exposée ! Les informations financières des personnes doivent rester confidentielles. » Mais pour Thomas, « si uniquement les projets viables sont examinés, on n’est pas obligés de rendre publiques les informations financières des candidats. » Le paysan s’interroge aussi sur la légitimité du vote de certains. « Que fait le Crédit agricole ? Il a le pouvoir de financer ou non un projet agricole. Pourquoi vote-t-il, une seconde fois, au comité technique de la Safer ? C’est à nous, agriculteurs, de décider de l’avenir des terres. »

Dans une grande loi foncière envisagée pour 2021 – le calendrier du vote reste inconnu à ce jour – il est question d’étendre la mission de la Safer aux ventes de terre via les parts de société, qui se sont considérablement développées dans les dernières années [5]. La réforme ne prévoit pas de modifier la gouvernance de la Safer ni de lever le voile sur son difficile exercice. Pourtant si les gouvernements futurs ambitionnent de « faire muter notre agriculture » et d’« atteindre 50% d’exploitations en agroécologies en 2040 » comme le propose la convention citoyenne pour le climat (alors que la surface cultivée en bio approche péniblement des 10 %), il faudra bien aussi revoir le modèle d’attribution des terres.

Source: Lucile Claire pour Bastamag

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