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Vendredi 18 février 2022
COMPLETEMENT BARJOT !
Le public du WM Phoenix Open s'est enflammé, embrasé, irradié, la semaine dernière. Une balle à 1m du trou les chauffe à blanc, alors imaginez deux trous en un dans le même tournoi, sur le même green du 16, le plus mythique brasier des Stazunis ! Voici un des deux, pour le plaisir, encore et encore
# CAZOO OPEN DE FRANCE, PLUS QU'UNE OCCASION
Tout est dans le logo : Cazoo devient partenaire de l'open de France de golf ! Après cette annonce tant attendue, le Billet Vert a parlé à Cazoo France pour comprendre leur démarche aux côtés de l'Open de France.
QUI EST CAZOO ???
Présentez-nous Cazoo : son activité, son marché, ses partenaires...
"Cazoo a été fondée en 2018 par le serial-entrepreneur britannique Alex Chesterman, et a déjà vendu plus de 50 000 voitures au Royaume-Uni depuis son lancement il y a moins de deux ans, devenant le leader britannique de la vente de voitures en ligne.
Notre ambition est de rendre l'achat et la vente d'une voiture aussi simple et fluide que la commande de tout autre produit en ligne. 
Les consommateurs ont très vite adopté ce concept, le large choix, le rapport qualité-prix, la transparence, et la facilité d'acheter une voiture d'occasion entièrement en ligne. Cazoo compte 3 800 personnes réparties au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et au Portugal.

Toutes les voitures sont détenues par Cazoo, elles sont rigoureusement reconditionnées en appliquant les meilleures normes qualité et 300 points de contrôle. Les clients ont la possibilité d'acheter une voiture entièrement en ligne, et de se la faire livrer directement à leur domicile. 
La transparence est un des éléments primordiaux. Toutes nos voitures sont à découvrir en ligne au travers de photos hautes résolution à 360 degrés, ainsi que toutes les caractéristiques détaillées et l’historique. Tous les clients disposent de 7 jours pour essayer la voiture afin de s’assurer qu’elle leur convient, et ce n’est pas le cas, Cazoo la récupèrera gratuitement à leur domicile. En France chaque véhicule est livré avec une garantie de remboursement intégral de 7 jours, ainsi qu'une garantie de 12 mois.

Quel est votre objectif en France ?
2021 a été une année très riche d’actualités pour Cazoo. Nous nous sommes notamment introduits en bourse (NYSE) afin de nous permettre de nous développer sur notre marché intérieur et en Europe, en commençant par la France et l'Allemagne.

Pour notre lancement en France, nous avons eu un nombre de voitures disponible sur le site similaire à celui que nous avions au Royaume-Uni. Nous augmenterons notre stock au cours des prochains mois. Au Royaume-Uni, il y a actuellement plus de 5 000 voitures disponibles et nous espérons atteindre rapidement des niveaux similaires en France.
 
Nous prévoyons de développer rapidement la marque Cazoo afin d'offrir la meilleure expérience d'achat de voiture aux clients à travers toute la France. Nous avons lancé l'offre principale de Cazoo en France, permettant aux consommateurs d'acheter une voiture entièrement en ligne et de se la faire livrer à domicile en quelques jours seulement. Au cours des prochains mois, nous ajouterons de nombreux nouveaux services, tout comme nous l'avons fait au Royaume-Uni, avec les solutions d'achat de voitures directement auprès des particuliers, le financement intégralement en ligne et des offres d’abonnements mensuels tout compris pour les voitures."
CAZOO ET LE SPORT
Cazoo se démultiplie dans le sport (foot, rugby, fléchettes...) : quel est votre plan de sponsoring global ? 
 "Cazoo dispose désormais du plus grand portefeuille de sponsoring sportif au Royaume-Uni qui comprend le football (Everton, Aston Villa et l'EFL), le cricket (The Hundred), le rugby (Welsh Rugby Union et la Coupe du monde de rugby à 13 2021), le golf (European Tour), les courses hippiques (Derby d'Epsom & St Léger) ; le snooker (World Snooker Tour), les fléchettes avec notre partenariat avec la PDC (Professional Darts Corporation).
En France, nous pouvons nous attendre à une approche similaire afin que Cazoo devienne une marque et un nom familiers pour les clients français.

Qu'est-ce qui vous motive à venir dans le golf ?
Ce nouvel accord est une extension de notre partenariat actuel avec le DP World Tour qui comprend déjà deux tournois : le Cazoo Open au Pays de Galles et le Cazoo Classic en Angleterre, qui avaient été annoncés l'année dernière. Pour toutes nos actions de sponsoring, nous souhaitons viser un public large et recherchons la meilleure visibilité avec les meilleurs droits médias. Les tournois du DP World Tour s'inscrivent parfaitement dans notre stratégie. Ces accords vont nous permettre de nous faire connaître auprès d'un nouveau public important de passionnés de golf au Royaume-Uni, mais aussi en Europe et en France avec le Cazoo open de France, ce qui était la suite logique de notre récent lancement sur ce marché.
 
Comment avez-vous prévu d'exploiter votre partenariat avec l'Open de France ?
En plus de nous offrir d’être partenaire titre du tournoi, notre accord nous permettra d’avoir une large visibilité de marque sur le terrain et en dehors, notamment sur les boîtes de tee, sur des affichages aux abords du green, des panneaux annonçant le par et le yardage ainsi que sur les dossards des joueurs. Nous veillerons également à saisir toutes les opportunités pour optimiser la visibilité de la marque dans nos différentes activations, et offrir une expérience 5 étoiles à certains de nos clients, aux fans, nos partenaires commerciaux et bien sûr nos collaborateurs. 
 
Avez-vous d'autres projets dans le golf ?
En 2022, nous sponsoriserons 3 événements du DP World Tour, qui sont pour nous les tournois les plus emblématiques en Europe. Le golf tient une place importante dans nos activités de sponsoring, et nous continuerons à considérer chaque nouvelle opportunité avec attention, que cela soit dans le golf mais aussi dans d'autres sports et événements grand public."
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# AGREF : À LA RENCONTRE DE REMY DORBEAU
Le Billet Vert vous emmène au long cours à la découverte de la communauté de l'Agref. Nous sommes allés à la rencontre de Rémy Dorbeau, directeur et intendant du Golf de Chantilly (Oise).

Qui êtes-vous ?
Rémy Dorbeau : "Je suis directeur du Golf de Chantilly et je suis en charge de l‘intendance. J’ai un assistant très compétent sur le terrain à qui je délègue beaucoup. Nous faisons le tour du terrain tôt le matin, ce qui nous permet de faire le programme, puis il déroule ses journées. Il s’agit davantage d’une direction technique que d’une implication opérationnelle.

J’ai une formation d’intendant de terrain, d’abord au golf de St-Germain, puis à St-Nom-la-Bretèche et de nouveau à St-Germain. Enfin, Jean-Louis Dupont m’a recruté au Golf de Chantilly. C’était l’un des rares à parler d’écologie à l’époque et il était un gentleman, bienveillant et passionnant. Il avait beaucoup voyagé et observé qu’il existait des variété de graminées très différentes sur la planète golf. A l’époque, on faisait de la gestion différenciée des espaces mais on n’avait pas encore perçu ce que lui avait anticipé sur les trois sujets fondamentaux que sont aujourd’hui, l’eau, les produits phytosanitaires et les engrais.
Il m’a offert l’opportunité de préparer en 2001 la situation que nous vivons aujourd’hui. C’est l’un des plus beaux challenges que j’ai eu à relever, et 20 ans n’ont pas été de trop. Si nous avons déjà trouvé des solutions, c’est parce que nous avions commencé très tôt.

Jérôme Paris avait également cette vision et m’a proposé d’entrer à la commission environnement de la ffgolf en 2003. Je suis par ailleurs membre de l’association américaine des superintendants depuis bientôt 30 ans.
J’ai eu la chance de rencontrer au début de ma carrière des sommités dans le domaine du gazon, comme Jean-Paul Guérin, Michel Courtillot, Rémi Coutin et Bernard Bourgoin qui étaient des scientifiques fins connaisseurs des gazons actifs au sein de la Société Française des Gazons dont j’ai rapidement intégré le Bureau. J’ai beaucoup appris auprès d’eux qui m’ont accueilli comme un rookie et m’ont associé à leurs travaux sur la pathologie des gazons. J’ai aussi été le représentant français de l’International Turf Grass Society, qui regroupe les scientifiques internationaux  et organise tous les 4 ans un congrès mondial autour de la recherche sur les gazons.

Puis, vient la création en 2006 d’Ecoumène Golf et Environnement au sein de l’AGREF avec Emilio Vichera, car nous étions convaincus que c’était nécessaire pour les gazons au-delà du golf. Nous avons développé le réseau national de surveillance biologique des gazons, effectuons des expérimentations avec les spécialistes de ce domaine et contribuons au groupe de travail réunissant nos 3 ministères concernés (sports, écologie et agriculture), les 3 fédérations (rugby, football et golf) et les hippodromes et les autres acteurs des gazons sportifs pour lesquels Nous apportons nos compétences technique.
 
Pourquoi occupez-vous le double rôle de directeur et d’intendant ?
J’ai été recruté comme intendant et l’objectif de Chantilly était de se préparer pour son centenaire qui a eu lieu en 2009 et surtout anticiper la réduction de la ressource en eau, des produits phytosanitaires et des engrais tout en préservant l’esprit initial bien sûr. Le club avait fourni un énorme effort financier pour retrouver ses 36 trous et les infrastructures en avaient un peu souffert.

J’ai travaillé avec André Miura, ancien professeur de golf et qui a été directeur de plusieurs golfs pour terminer sa carrière à Chantilly.
En 2009, après une formidable année de centenaire du Club, j’avais reçu des propositions intéressantes mais Pierre Bechmann qui allait prendre la succession d’Alexis Godillot, et Laurent Bailly, alors  Président de la Commission Sportive, m’ont proposé de prendre la direction du golf. J’ai énormément appris à leur contact notamment auprès de Pierre Bechmann qui a présidé le golf de 2010 à 2015, grâce à sa dimension internationale et sa capacité de travail phénoménale.

Nous avons travaillé également sur l’adhésion des jeunes, car notre pari était de développer l’école de golf qui est passée dans l’intervalle de 70 à un peu moins de 200 jeunes aujourd’hui.
 
Comment est constituée votre équipe ?
L’équipe est constituée de 12 personnes dont un mécanicien, un assistant, un fontainier, deux ‘spécialistes’ en bunker et des jardiniers, dont un très bon conducteur de pelle excavatrice, fondamental pour les travaux de rénovation et l’entretien courant. Chacun a ses talents propres, ce qui nous offre une équipe polyvalente. Ils sont fidèles depuis plusieurs années, je n’ai quasiment pas connu de turn over dans cette équipe animée avec talent par Thomas, mon assistant.

Les mécaniciens sont un peu comme des chefs de cuisine, avec des compétences techniques incroyables mais aussi souvent un caractère affirmé, mais c’est une chance d’avoir un matériel toujours prêt et fiable.
Nous sommes 12 pour entretenir 36 trous, un parcours compact de 6 trous, un practice sur herbe et 160 ha de domaine au total, ce qui n’est pas de trop !

Pour recruter, je partage avec vous mon filon : à Soissons (02), il existe une association de lycéens qui jouent au golf et organisent des compétitions. D’ailleurs, on leur a confié la gestion d’un trou lors de l’Open de France et à la Ryder Cup Junior au golf de Disney.

Ils aiment l’organisation, le jeu, les règles, l’étiquette et ont parfois envie de trouver un métier dans ce domaine. Alors quand ils viennent nous voir, nous essayons de trouver une solution pour les accueillir en formation de jardinier pour devenir intendant à terme.

Quelles sont les principales opérations pour vous en dehors des classiques rituels saisonniers ?
Chez nous, c’est sur le terrain qu’on investit en priorité. Il faut anticiper les ressources en eau car notre zone est sensible.
En 2011, nous avons mis en place des essais de graminées pour trouver les variétés qui répondent aux trois enjeux (eau, phyto, engrais). Nous avons déterminé celles qui seraient les plus adaptées et nous avons converti la flore de toutes les zones de jeu depuis 2006. Les effets du changement climatique sont tels que la forêt autour est en train de dépérir avec les sécheresses, la chaleur, la densité, les insectes qui empêchent la régénération notamment des très grands arbres.

Le problème est le même pour les gazons. Dans l’Oise, la période d’irrigation commençait début juin jusqu’à fin août. En 2020, il a plu 40 mm de mi-mars à mi-octobre ! Les graminées que nous avions sélectionnées résistent à la sècheresse mais pas aux à-coups de chaleur.

Nous travaillons sur la récupération des eaux pluviales pour pouvoir arroser le golf et en préserver l’état. Nous avons réduit de 60% de notre consommation d’eau en 15 ans, ce qui est énorme. Nous avons remis en place une nouvelle collection variétale avec des graminées plus adaptées au climat actuel en repartant quasiment à zéro.

Nous soutenons le programme mis en place avec la ffgolf sur l’ensemble du territoire, pour inciter les golfs à faire le même travail, car il n’y a pas de vérité unique sachant la grande variété de sols et de micro climats parmi les golfs français, pour trouver les graminées de demain.
 
Quelles sont les principales évolutions de votre métier ?
C’est vraiment l’anticipation du réchauffement climatique et bien sûr la loi Labbé (interdiction des produits phytosanitaires en 2025). Les changements sont tels que cela demande une remise en cause technique permanente et nos socles de compétence sont challengés en permanence.

L’intendant est au cœur du sujet de la transition écologique des parcours. Les attentes des golfeurs seront encore plus fortes qu’avant. Nous devons trouver de nouvelles méthodes d’entretien encore plus techniques et difficiles à mettre en œuvre.
L’eau va devenir le bien le plus précieux des prochaines années.
 
Comment cohabitez-vous avec les golfeurs, pouvez-vous nous donner un aperçu de la tendance actuelle ?
J’ai une chance incroyable : nous avons des membres attentifs au terrain. La multiplication des chariots électriques n’est pas excellente lorsque les terrains sont gelés par exemple. C’est une difficulté rencontrée par certains de nos collègues. Une partie de 4 balles représente environ 600 pas par green, sachant qu’un joueur avec chariot piétine 10 fois plus de surface que celui qui porte son sac.

Alors on peut prendre moins de clubs et faire le choix de porter un petit sac et ne pas « détourner » les efforts d’entretien des parcours. Pour la majorité des golfs qui n’ont que 4 à 5 jardiniers c’est compliqué ! C’est pourquoi l’aide du golfeur sera essentielle grâce à l’adoption de petits gestes qui nous aideront à progresser.

Autre exemple : nous recyclons 100% de nos déchets organiques en les déshydratant. Le produit de cette déshydratation est utilisé dans le « divot mix » : notre Président, Laurent Bailly, est très engagé dans ce sujet et nous demandons à nos golfeurs de reboucher leurs divots car c’est une ouverture aux mauvaises herbes, le divot risque aussi de sécher, c’est un gain de temps puisque vous n’allez pas chercher votre divot et cela économise beaucoup de temps à l’équipe du terrain.

On a également enlevé la plupart des poubelles sur le parcours et nous n’avons quasiment plus de déchets ce qui nous fait gagner du temps et nous permet de nous concentrer sur l’essentiel.

En conclusion ?
Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux doivent être appréhendés par les golfeurs comme une véritable mutation, et c’est l’affaire de tous.

La ffgolf travaille étroitement avec la filière pour trouver les solutions. C’est l’affaire de tous les métiers, comme les enseignants qui passent beaucoup de temps avec les golfeurs, bien sûr les dirigeants pour qui le terrain doit être une priorité… Tous les acteurs de la structure sont concernés. Mais chaque parcours a ses spécificités et il faut pouvoir s’adapter à la fois à son environnement et à sa clientèle. Tout le monde n’a pas les mêmes attentes concernant les surfaces sportives et c’est la clé.

Les dernières études montrent que les golfeurs viennent surtout pour s’amuser, à nous de nous adapter pour leur offrir le bon produit pour répondre à leurs attentes.

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# GILLES PARIS, VP FFGOLF :
"LE DÉVELOPPEMENT SE FAIT DANS LES CLUBS"

Depuis 2020, Gilles Paris partage avec Sylvianne Villaudière la responsabilité de vice-président de la ffgolf, lui pour le développement et elle pour la transition écologique. Son expérience du monde économique d’une part, et du terrain (à Dinard et Saint-Jean-de-Monts) d’autre part, lui donne des clés pour appréhender ce « marché » complexe qu’est le golf en France. Comment compte-t-il s’y prendre pour essayer de prolonger la tendance très positive de l’année 2021 ?

Dans un contexte exceptionnel pour le golf français qui a battu son record de licenciés, expliquez-nous en quoi consiste votre rôle au sein du comité directeur fédéral ?

« Les 3 piliers de notre action : tout d’abord, le soutien aux clubs. Pour cela, nous avons une équipe qui effectue plusieurs centaines de visites par an, nous proposons de la formation, des outils marketing, juridiques…

Ensuite, l’évolution de l’image et de la pratique du golf, notamment avec le développement des petites structures, nos campagnes de communication… Enfin, la valorisation de la filière, notamment via le tourisme, avec le GIP Play Golf In France qui compte une centaine de membres, ou encore nos actions vis-à-vis des pouvoirs publics, et pas seulement pour préparer les sorties de confinements.

Mais au final, tout ce que fait la fédération contribue au développement, en commençant par le sport ! La formation et détection des jeunes contribue au développement de la pratique, la transition écologique c’est développer les parcours de demain, en travaillant sur leur construction, leur entretien, etc.

Dernier point très important : avec mes interlocuteurs au sein de la fédération, Olivier Denis-Massé et Aurélien Didier, nous sommes attachés au constat que le développement se fait dans les club, et que la FFGolf doit faire ce que les clubs ne peuvent pas faire seuls. Ces principes agissent comme un filtre systématique pour évaluer la pertinence de nos actions. 

Justement, comment faites-vous pour les aider sans interférer sur leurs actions ?

Nous avons pour principe de valoriser les initiatives locales. Pour cela, nous avons créé des groupes de travail au sein du Comité Stratégique de Développement pour observer les actions mises en place sur le terrain. Deux d’entre eux sont concentrés sur la « conquête » de nouveaux golfeurs. Un groupe travaille sur la catégorie des seniors qui sont très importants pour notre sport qui peut se pratiquer pendant tout une vie.

Bien entendu, on s’intéresse aux personnes pour qui le golf n’est pas « dans le radar ». Nous avons monté une opération pilote avec 10 clubs, en proposant une offre d’enseignement et des demi-journées d’animations (autour de l’entretien de parcours, de la gastronomie…). Nous montons des actions de marketing local et direct par achat d’adresses dans un rayon de 20 km autour des golfs, de l’affichage et du tractage.

On se rend compte qu’il est compliqué de proposer un produit uniforme pour l’ensemble des golfs, qui sont nombreux à avoir déjà mis en place un grand nombre de solutions. C’est pourquoi nous essayons de leur apporter des moyens de communication ciblés et locaux pour être efficace. L’idée est de mettre en place une offre adaptée à chaque club selon l’analyse de son environnement et son profil, ce qu’on appelle le pacte d’accompagnement. 

On imagine qu’on vous a déjà dit « Les seniors, pas la peine de s’en occuper, ils viennent naturellement au golf » ?

Les seniors ne sont pas une cible qu’on privilégie au détriment des autres. On cible les jeunes bien sûr pour la partie sportive mais on peut jouer toute sa vie, ce qui est rare en matière de sport. Les seniors ont du temps et le golf possède beaucoup de vertus pour cette population et son équilibre physique et mental.

Quel est le sujet du deuxième groupe de travail ?

Il se concentre sur les familles et les femmes qui représentent entre un quart et un tiers de notre population, ce qui est largement améliorable. Beaucoup d’initiatives existent déjà, alors nous souhaitons les mettre en valeur au niveau national. C’est notre campagne « family friendly » : en septembre nous publions une cartographie des offres familles proposées par les clubs. Cela concerne notamment l’accueil des parents et de leurs enfants, la possibilité de prendre des cours simultanément, etc 

Une fois qu’on a conquis de nouveaux golfeurs, comment faire pour les retenir ?

Pour cela, nous avons créé un troisième groupe qui travaille sur la « rétention ». La statistique qui nous a frappés : 80% des nouveaux golfeurs ont été convaincus par des golfeurs de moins de 3 ans. Contrairement à ce qu’on pourrait penser spontanément, les golfeurs récents sont nos meilleurs ambassadeurs, car ils cherchent à convertir leurs proches pour qu’ils les accompagnent dans leur pratique.

Nous avons lancé une formation spécifique « satisfaire les nouveaux golfeurs », car on sait bien qu’il peut encore subsister l’effet saloon quand on rentre dans un club house ! Tout le monde s’arrête de parler, on vous regarde, et le non-initié peut se demander ce qu’il fait là.

D’autre part, le golf est un sport difficile, donc les enseignants ont un rôle très important pour accrocher les débutants en essayant de leur donner un maximum de plaisir. Cela peut se faire aussi en adaptant les parcours pour que les néo-golfeurs puissent s’y risquer rapidement, ou en proposant des formules ludiques, ce qui peut aussi être le rôle des petites structures.

Et pour faire revenir les golfeurs qui ont laissé leur sac à la cave ou au garage ?

On sait aussi que le temps est un ennemi pour la pratique, les petits équipements sont encore une réponse pour pouvoir jouer sur des plages horaires plus limitées sur 6 ou 9 trous par exemple. Il y a aussi le temps de jeu qu’on doit pouvoir réduire notamment grâce à la technologie.

Mais attention : permettre de prendre son temps et de déconnecter sans téléphone et sans ses soucis du quotidien est l’un des grands atouts de ce sport. On a vu l’effet après les confinements qui peut expliquer l’importance des créations de licences et qui a également fait revenir certaines populations qui s’étaient un peu éloignées de notre sport. La fédération a aussi ce rôle : semer la graine du golf, pour qu’elle puisse s’épanouir dès qu’un ami vous sollicite… 

Quelles sont les perspectives après une année exceptionnelle ?

La statistique « boule de neige » montre qu’on devrait pouvoir maintenir l’élan de 2021 grâce à ces nouveaux entrants. Y aura-t-il encombrement des parcours ? Ce sera un bon problème pour la filière et la création de nouveaux parcours ! Une de mes préoccupations est le retour des touristes, en particulier pour les clubs dont l’activité en dépend beaucoup. A Dinard, nous attendons avec impatience le retour des anglais ! Ils ont une façon de vivre le golf qui est très festive, ils mettent de l’ambiance au club house et en plus ils jouent vite. »

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# 59CLUB EUROPE, LE MYSTERE ET L’EXCELLENCE
Amis responsables de golf, prenez garde : le commissaire Mégret mène l’enquête sur votre parcours ! Pas de panique : cela ne s’achève pas par un procès-verbal, mais par l’attribution des Awards du 59Club Europe, les 9 et 10 mars prochains au golf international de Roissy. Bon, ça, c’est pour les plus vertueux ; les autres en auront retiré des enseignements à même de faire progresser la qualité de la fameuse « expérience client ».

L’audit est un pan crucial de l’activité de 59Club Europe, lancé par P-ar Excellence et Kalika, entrée au capital de l’entreprise. Leur job : l’accompagnement des golfs en matière de développement de leur expérience client (via des visites clients mystères, enquêtes de satisfaction clientèle, formation en ligne et outils de benchmark). Leurs atouts : leurs fondateurs, d’une part (Paul Armitage, ex-directeur du Natio’, Vincent Paris, directeur général du Golf du Médoc et Denis Fabre, directeur général de Kalika Conseil), leur directeur des opérations Claude Rousseau… et leurs clients mystère.

Levons le voile du client mystère. Non, il ne fume pas nécessairement la pipe et non, il ne porte pas toujours un pardessus rapé. Il n’est pas non plus tout seul, parce que c’est toujours suspect, un golfeur solitaire. Et oui, il va tout voir, tout regarder, tout scruter, tout répertorier, des flaques sur le parking où se noierait une Mini au taux d’occupation des poubelles, en passant par la qualité des roughs et la politique du divot. Et pas sur les trous 1 et 18, parce qu’il a été formé à savoir que les jardiniers ont été formés pour éviter les pièges psychologiques du 1 (« Oh, c’est joli par ici ! ») et du 18 (« Oh, finalement écoute, c’était plutôt bien »).

59Club Europe compte 120 golfs dans son escarcelle ; 200 visites sont d’ores et déjà programmées, sachant qu’il doit y avoir plusieurs visites (de 2 à 4) sur un parcours pour non seulement confirmer les impressions, mais aussi pour que les meilleurs puissent postuler aux Awards. 59Club Europe recrute actuellement, voici l’adresse (à confirmer) : client_mystere@dcri.fr. Sinon, tentez votre chance sur 59clubeurope.com.
S’il n’est pas rétribué pour son exercice, mais défrayé, le client mystère est formé minutieusement pour remplir les exigences posées par Claude Rousseau. Le directeur des opérations en connaît un rayon sur l’hôtellerie de luxe, ses exigences de l’accueil soigné ; il en connait aussi un bout sur les mauvaises pratiques d’un certain nombre de parcours. A commencer par ce moment où le club dont on franchit le sas se transforme en un Guantanamo de la chose sportive : dévisagé des pieds à la tête par les consommateurs du club-house malgré sa toute nouvelle tenue, faisant face à un responsable de l’accueil qui ne lève pas le nez de son guidon et qui pourrait tout aussi bien dire, en tendant un sac en plastique : « Dedans, je veux tes lacets, la cravate, les effets personnels, ta fortune même les pièces de 2 centimes d’euros, on te rendra tout à ta sortie »), l’apprenti golfeur part en courant pour aller retrouver ses potes à la pétanque dans le parc Marguerite-Duras.

On s’est éloigné du sujet. Donc on donne la parole à Claude Rousseau, ce sera forcément mieux : « Notre valeur phare, c’est la crédibilité. Cela nous impose de faire en sorte que les visites et les rapports ne soient pas dénaturés, qu’ils soient parfaitement exécutés, et qu’ils portent sur des éléments objectifs. La couleur d’un couloir n’est pas une question ; la propreté des sanitaires, la présence de serviettes près des douches le sont. Mais nous ne sommes pas un Gault et Millau du golf : nos visites se font à la demande des clubs avec qui nous contractons, pour leur apporter une autre vision que la leur ».

Qu’est-ce qui motive un club à se faire disséquer ainsi ? Claude Rousseau : « Il y a deux schémas généraux : celui du parcours de très grande qualité qui cherche à optimiser son service – nous travaillons actuellement pour un parcours très privé qui cherche la perfection en tous points ; celui des chaînes de golfs qui cherchent un vrai moyen d’optimiser leurs process en emmenant tout le monde vers les bonnes pratiques ». Et le directeur des opérations de rappeler les habitudes de deux écoles de l’hôtellerie. L’une est bordée, suivant un discours assez formaté et efficace ; l’autre est plus établie sur la sensibilité et la personnalité à la fois du salarié et du client. Devinez qui est anglo-saxonne et qui est française ? « Les chaînes tendent à adopter l’attitude anglo-saxonne.

Est-ce que ces visites doivent aboutir à des modifications en profondeur des parcours et de leurs hospitalités ? Pas nécessairement : « La plupart de nos recommandations portent sur des choses qui ne coûtent rien : rappeler à la personne de l’accueil qu’elle a le droit de dire bonjour à l’arrivant, même si elle est en ligne ; apporter une confirmation écrite à la réservation d’une green-fee pour soigner le protocole de réservation ; faire un signe de la tête quand on est le serveur et qu’un client interpelle pour du sel, quand bien même le serveur a un plateau sur les bras : c’est rassurant pour le client de savoir qu’il a été vu et compris : il peut alors patienter. Sur le parcours, nous testons également différents points de présentation et de qualité. Tous nos sujets font l’objet d’une preuve : une photo, un enregistrement téléphonique… » Des modules d’e-learning sont proposés par Claude Rousseau et son équipe. Une preuve de maîtrise ? Nous n’avons cessé de signer Fred à la fin de chaque mail, et nous n’avons cessé d’être appelé Monsieur Pelatan. Dix minutes de plus de cette exquise politesse et nous aurions fini par nous prendre pour un autre – en mieux !

Au final, on estime à plus de 320 le nombre de points de contrôle, ce qui est d’autant plus considérable que l’étude du parcours se résume à 2 trous à l’aller et 2 au retour, chacun bénéficiant quand même de plus de 10 points de vérification.
 
59Club Europe a bien grandi l’an dernier. 120 parcours sont aujourd’hui en collaboration avec la jeune société. Il va y avoir du beau monde, lors de la cérémonie de remise des prix de l’Excellence – des Awards, pour faire plaisir aux Anglo-Saxons qui ont parfois raison.
#NATIONAL GOLF WEEK :
AU BONHEUR DES PROFESSIONNELS

A 40 jours de l’ouverture de la National Golf Week, on a fait le point sur les offres encore disponibles pour les professionnels avec Anne Debiesse (Directeur Commercial) et Valentine Derrey (Chef de Projets Evénementiels).

Concernant la partie exposition dans l’espace Ryder (3000 m²) :

Anne Debiesse : "c'est un grand succès, le marché a répondu de manière très enthousiaste et attendait avec impatience le retour des événements physiques ! Nous avons plus d’une centaine de marques présentes dans de nombreuses catégories : les fabricants et revendeurs de matériel, les réseaux et chaînes, le textile et les accessoires de golf, le tourisme, et aussi des exposants plutôt B2B (assurances, énergie, entretien...)

Il ne reste qu’une semaine pour réserver LE dernier espace encore disponible ! Il suffit de m'écrire à ad@versicolor.fr"

Il semble que les aires d’entrainement soient pleines ?

AD : "Tous les postes du practice sont occupés par les 9 équipementiers qui proposeront des essais et du fitting. Sur le putting green, nous aurons Scotty Cameron, Odyssey et Cobra. De son côté, Srixon sera présent sur la chipping zone et apportera son camion du tour."

En termes de réceptif, quelles sont les différentes possibilités ?

Valentine Derrey : "Il reste quelques places aux Trophées du Golf (390€ HT par personne, 3000 € HT la table de 8) le qui sera le diner de gala en ouverture de la National Golf Week (mercredi 30 mars). On pourra également déjeuner dans l'espace VIP appelé "SQY Lounge" les jeudi 31 mars et vendredi 1er avril, sur réservation uniquement (75€ HT par personne). Réservations : vd@versicolor.fr"

Qu’en est-il des opportunités de jeu ?

VD : "Tout d’abord, le National Match Play, le nouveau tournoi en alliance et en match-play sur 6 trous mythiques de l’Albatros, avec de grands pros et proettes français. Il ne reste que quelques équipes disponibles. Chaque équipe est assurée de jouer au moins 3 matches sur 2 jours (jeudi et vendredi). Les inscriptions se font par notre site : https://nationalgolfweek.com/national-match-play/

Toujours sur l’Albatros, le pro-am d’ouverture du mercredi est malheureusement complet, mais il reste quelques places pour jouer le pro-am de clôture (1500€ HT l’équipe de 3 amateurs, petit-déjeuner, ravitaillement et cocktail de remise des prix compris).

Enfin, nous avons aussi de la place pour les duos Dames (jeudi 31) et Seniors (vendredi 1er) sur l’Aigle pour 70€ TTC par personne (50 pour les abonnés au GN). Toujours sur le site : https://nationalgolfweek.com/competitions/ "

Je désire follement m'abonner au Billet Vert
# LES BRÈVES DU BILLET VERT

La 4e édition de la Beachcomber Golf Cup se prépare avec les qualifications pour la finale qui débuteront le 2 avril du Golf de Cabourg le Home. Le principe est le même : une formule originale en double et en match play sur 6 trous.
Chaque club qualifie une équipe pour la finale au Golf de Saint-Germain le 10 octobre. Les 4 meilleures équipes auront le privilège de partir 4 jours au mois de novembre à Maurice au Trou aux Biches Beachcomber Golf Resort & Spa et joueront la grande finale à Mont Choisy le Golf (vol, hébergement, repas, golf inclus).

Vous pouvez inscrire votre club en écrivant à beachcombergolfcup@gmail.com, il reste encore quelques places !

Plus d’infos sur www.beachcombergolfcup.com

# ALERTE MASTODONTE !
Le rachat de Bluegreen par le Groupe Duval au groupe Saur a fait la sensation de ce mois de février. 59 golfs (U Golf) plus 46 (Bluegreen) = 105 parcours. Voici donc la naissance d'un imposant mastodonte, pour l'heure regroupé sous la tutelle du Groupe Duval, façon d'appréhender la culture de chacun pour aboutir, à terme sans doute, à une nouvelle identité. Mais le passeport porte déjà la mention "6e groupe mondial de golfs", ce qui n'est pas rien, mais qui semble être une étape : le directeur général de UGolf, Pierre-André Uhlen, annonce l'objectif de devenir le 3e opérateur mondial. 

La jonction est géographiquement opportune, chacun ayant travaillé des zones spécifiques des territoires. Financièrement, l'ensemble annonce 113,4 millions de CA (58,4 en 2021 pour Bluegreen, 55 pour UGolf), et 1500 salariés. Le moment est le bon : UGolf a aussi annoncé une hausse de 11,5% de licenciés en 2021, dans un marché en hausse globale de 8,5%. Voilà pour l'essentiel : on en reparle dans le prochain Billet Vert !
# LABEL D'AIX
C'est officiel, le Golf Club d'Aix-les-Bains Riviera des Alpes a reçu le label Bronze Golf pour la Biodiversité décerné par la FFGolf et le Muséum National d'Histoire Naturelle ! Pour en savoir plus allez donc voir par ici.
#MULLIGAN
La rubrique recrutement de l'ADGF

Voici les derniers mouvements communiqués par l'ADGF :
  • Alex KWACZEWSKI, Directeur du Golf de Villacoublay-Air
  • Hugo GABILLAUD, Directeur-Adjoint au Golf du Bocage Bressuirais
  • Brice BOLO, Directeur du Golf Normandie Côte d’Albâtre (confirmation et admission Membre ADGF)
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Le Billet vert n’a d’autre ambition que d’accompagner vos initiatives personnelles et de dresser avec vous, pas à pas, le constat d’un mouvement collectif en direction de la promotion du golf. Mois après mois, Le Billet vert gagnera en consistance grâce à vous, avec votre soutien, après ces premiers pas encore vacillants. Le Billet vert ne se fera pas sans vous. Nos informations nous sont précieuses, tout autant que votre partage : n’hésitez pas à inscrire tous ceux que vous aimez – ou pas – et à inviter les autres à adhérer à notre newsletter.

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Antoine Robin                        Frédéric Pelatan
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